jeudi 10 décembre 2009

Alexandrie : Bibliotheca Alexandrina


Alexandrie, c'est aussi sa grande bibliothèque. Bien entendu il ne s'agit pas de celle connue dans tout le monde antique mais d'un ouvrage récent inauguré en 2002 sur le site de l'ancienne bibliothèque. C'est un bâtiment gigantesque prévu pour accueillir 5 millions d'ouvrage et 2 000 personnes dans ses salles de lecture.

J'avais déjà eu l'occasion de la visiter en 2002, quelques temps avant son inauguration officielle, et j'ai trouvé intéressant d'y retourner pour y confronter mes souvenirs. Rien n'a vraiment changé et contrairement à beaucoup de lieux en Égypte, le bâtiment n'a pas subi l'agression du temps et des éléments.
Cette visite était aussi d'actualité avec la polémique naissante en France sur le don de 500 000 livres par la BNF et les soupçons de censure. Cette affaire n'a eu en Égypte aucun écho.


Les rayonnages intérieurs sont encore pour l'instant encore très vides et les allées désertes (peu être en raison des vacances de l'Aid). Mais il est intéressant de constater que les langues se côtoient à l'intérieur d'une même thème, d'une même catégorie.

Il y a aussi de très belles expositions : l'une sur les représentations de la ville d'Alexandrie avec une découverte de l'architecture de cette ville et l'autre sur le cinéaste égyptien Shadi Abdel Salam.

samedi 5 décembre 2009

Alexandrie : le fort QuaytBay


Ce fort construit à la fin de XVème siècle servait à protéger l'entrée du Port. Il fut construit à l'emplacement du Phare d'Alexandrie dont aujourd'hui il ne reste aucune trace visible sinon des vues d'artistes au musée national d'Alexandrie.


Ce fort est maintenant un lieu fort apprécié de promenade pour les Alexandrins. Et en cette période de vacances, ils étaient nombreux à se presser au bout de la corniche, à arpenter les couloirs du forts, à escalader les murailles pour mieux profiter de la vue sur la ville et sur la mer.




jeudi 3 décembre 2009

Tabaski à Alexandrie


Profitant d'un long week-end à cause de la fête de l'Aid (plus connue en Afrique de l'Ouest sous le nom de Tabaski), je suis parti découvrir Alexandrie.


C'est d'Ismaïlia un long périple de quatre heures de bus mais tellement plus reposant que la voiture d'autant que celle-ci n'est pas vraiment nécessaire pour parcourir le centre d'Alexandrie et se laisser porter par l'histoire de cette jolie ville sur les bords de la Méditerranée.


Fortement marquée par une influence européenne, la ville maintenant surtout connue pour sa bibliothèque est pleine de charme avec ses vieux immeubles, son tramway, ses rue commerçantes, ses pâtisseries. Et l'on a parfois le temps que la vie s'est arrêtée à la fin des années 50 ; heureusement, la jeunesse égyptienne très présente pendant cette période de fête est là pour nous rappeler qu'Alexandrie continue de vivre et que tout n'est pas figé.

En voici donc quelques images : le tramway, la caserne des pompiers, une vieille maison et un fleuriste. A suivre...

dimanche 29 novembre 2009

Campagne de lutte informatique

En forme de clin d'œil, voici le thème de la campagne de lutte contre les problèmes informatiques.


Cette belle affiche s'accompagne de certains changements notamment un fort verrouillage des accès Internet : de plus en plus de sites sont inaccessibles pour des motifs divers (extrémisme, achat en ligne, site inconnu du système, blog et sites personnels, réseaux sociaux...). Et pour faire lever ces restrictions, il faut s'armer de patience et bien entendu avoir des motifs valables.

Pour ma part, je n'ai pas encore trop essayer mais ces blocages rendent difficiles le suivi de l'actualité locale et internationale notamment la consultation des blogs - j'hésite encore à demander un accès à Twitter en m'appuayant sur l'exemple des attentats de Bombay pour expliquer que ce peut être une excellente source d'informations.

jeudi 26 novembre 2009

Egypte - Algérie : les suites du match


C'est bien malgré moi que j'ai du m'intéresser aux rencontres de football pour les qualifications de la Coupe du Monde 2010 ; en effet, c'est un sujet qui passionnait les Égyptiens et donc une bonne entrée en matière pour lancer la conversation. Maintenant, je suis de près les conséquences de la défaite de l'Égypte face à l'Algérie sur un plan sécuritaire et politique.

En effet, à en croire certains, il y a maintenant un quasi conflit entre les deux États. Ce qui fait dire à certains Egyptiens qu'il est heureux que les deux pays n'aient pas de frontière commune car cela permet d'éviter les confrontations militaires. Pour l'instant, les confrontations sont diplomatiques (rappel de l'Ambassadeur d'Égypte en Algérie), économiques ou exprimées par de "violentes émeutes" devant l'Ambassade d'Algérie au Caire.

La presse des deux pays ne cesse, quant à elle, d'attiser la haine qui apparait entre ces deux pays arabes depuis déjà longtemps en concurrence par les équipes de foot interposées mais aussi dans la recherche d'une suprématie régionale ou pan-arabe.
Ces disputes sont aussi l'occasion en Égypte de masquer certaines réalités locales, de réunir la population autour d'une cause commune et patriotique. Et l'on voit même apparaitre de nouveaux orateurs comme Alaa Moubarak si peu présent en politique par rapport à son frère Gamal (souvent présenté comme potentiel successeur de son père Hosni Moubarak à la tête de l'Égypte).

lundi 2 novembre 2009

Ma malle


Après bien des péripéties et une longue attente, elle est enfin arrivée en entier voici une semaine.

En effet, pour compléter les quelques affaires que j'avais été autorisé à emporter dans l'avion (40 kilo comme d'habitude) les parents m'ont envoyé une seconde cantine remplie de toutes les affaires qui me manquaient - un uniforme, des livres, une raquette de tennis... sans se douter du temps qu'il faudrait pour que tout arrive à destination !!!


Partie début septembre de France par avion, la malle a mis une semaine à arriver en Égypte et il a fallut ensuite plus d'un mois pour obtenir son dédouanement avec des documents à aller chercher dans diverses administrations, à traduire en arabe... heureusement je n'ai pas eu à m'en occuper ce qui ne m'empêchait pas de penser parfois que toutes mes affaires avaient disparu à la faveur des fêtes de la fin du Ramadan.

Climat


Le début du mois de novembre a été marqué ici à Ismaïlia par une longue pluie (plus de 30 minutes) et aussi par l'apparition d'un climat plus doux. En effet, il devient de moins en moins nécessaire d'allumer les climatiseurs que ce soit au bureau ou à la maison.

Et si les policiers égyptiens n'ont pas encore quitté leur uniforme blanc (tenue d'été) pour la tenue noire, les Égyptiens commencent à ressortir les anoraks, écharpes et autres vêtements chauds.
Il fait cependant encore environ 17 degrés ce matin et malgré quelques nuages le soleil est toujours présent.

Et ces changements s'accompagnent par d'avantage de vent à Ismailia alors que sur la côte le vent est présent en permanence (cf. graphique du vent à Dahab sur le Golfe d'Aquaba)